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Migration vers notre nouveau site internet.

Publié le par UC-Lyon

Nous apprécions avec sincérité tous les avantages des blogs.
Cependant, pour s'adapter à une offre de contenu plus large, plus poussée, nous migrons vers un nouveau site internet.

 
http://unitecommuniste.fr/

C'est avec une certaine fierté que nous pouvons aujourd'hui annoncer le lancement de notre nouveau site, lequel remplacera progressivement notre plate-forme overblog.
Pour le moment, il reste encore bien du travail à effectuer avant qu'il ne soit totalement opérationnel, cependant la majeure partie de nos travaux y sont d'ores et déjà présents.
Nous proposerons bientôt nos premières brochures en libre téléchargement :


-Le socialisme.
-Le maoïsme, un approfondissement incontournable du léninisme.
-A propos de Staline.
-Les USA et le Monde : un aperçu de la géopolitique US.

 

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Mener la bataille d'anéantissement idéologique.

Publié le par UC-Lyon

 

L'une des caractéristiques fondamentale du mouvement communiste est le fait qu'il n'est pas mû par l'idéalisme. Au contraire, il est mû par des thèses scientifiques, des observations, des analyses, des déductions.

C'est ce fond scientifique qui fait sa force. Les conceptions fausses, qui sont empreintes de subjectivisme ou qui tordent la réalité, pour la faire coller aux désirs de ceux qui les émettent, en sont bannies. Cela ne se fait, en revanche, pas de lui même, d'où cette nécessité de lutte idéologique permanente et implacable.

Lorsqu'une position est fausse, elle est fausse, lorsqu'elle est juste, elle est juste. Et ce, indépendamment de la qualité de la personne qui émet cette thèse. Nos ennemis sont, d'ailleurs, des experts dans le fait de cibler des failles insoupçonnées dans notre cuirasse. N'écartons pas hâtivement leurs attaques, sans les avoir étudiées auparavant.

Une grande partie des déviations idéologiques, du retour d'idées fausses, de l'intrusion des concepts postmodernistes dans les organisations militantes provient de l'abandon progressif du lien entre science et militantisme.

Ce rejet de cette machinerie faite pour broyer les idées fausse explique que ces organisations piétinent, peinent à présenter une alternative crédible, et finalement s'effondrent entre tendances sectaires et laquais des sociaux-démocrates. Laissant le sentiment dicter sa ligne, refusant de combattre le subjectivisme pour ne pas contraindre ou froisser l'individu, ces organisations incarnent le pourrissement de la pensée petite-bourgeoise.

Ne font pas mieux ceux qui essaient de faire cohabiter, sous le même toit, le réformisme et la révolution, qui refusent de trancher et d'expliciter leurs positions. Ceux et celles qui laissent le flou envahir tout, sous prétexte d'unité, se mettant ainsi à la remorque de l'aile droite de leur organisation.

L'idéologie est une lame de rasoir, tranchante et affûtée. Scalpel permettant de disséquer la réalité, les accrocs à sa lame doivent être corrigés avec rigueur. Un scalpel sans tranchant n'est qu'un couteau à beurre.

Entretenir ce tranchant est une nécessité vitale pour les militants et militantes communistes.

Ces militants et militants ont, par ailleurs, une quadruple nature à acquérir. Notre faiblesse numérique ne nous permet pas de pouvoir réagir autrement qu'en ayant à notre disposition une maîtrise idéologique qui permette, dans une certaine mesure, de compenser.

Les militants et militantes communistes doivent être à la fois:

Des militants: La tâche première des communistes est d'être dans les luttes, auprès des masses. Cette tâche est essentielle. Sans elle, les communistes ne sont que des phraseurs et des gourous, mais pas des combattants avançant vers la révolution. C'est ce lien vivant que nous devons entretenir avec les classes populaires, les travailleurs, avec ceux et celles qui subissent l'exploitation et l'oppression. Ces tâches recouvrent à la fois le travail syndical, la lutte antifasciste, la présence dans les organisations de masse et les associations. Ces fronts ne doivent pas oblitérer la primauté de la lutte politique sur le reste. Car c'est bien par la politisation que les consciences évoluent, non par le fait de rabâcher sur le vécu des masses.  

C'est l'aspect pratique du travail, c'est également celui qui fournit les matériaux de base pour parvenir à en tirer des conclusions, correspondantes à l'état d'esprit et à la réalité du vécu des masses.

Des scientifiques, dans le sens où nous devons, par notre activité, pratiquer l'enquête parmi les masses. Mais également dans le sens où nous devons être capable d'utiliser ces enquêtes pour en tirer des conclusions efficaces, pour en comprendre ce qui est une position juste d'une position fausse. Pour cela, il ne nous suffit pas de maximes toutes faites, de citations à l'emporte pièce, mais bien de se hisser le plus possible vers la maîtrise la plus poussé de la philosophie, de la théorie marxiste, de l'idéologie léniniste enrichie, mais également de la capacité d'en tirer des lignes justes et efficaces. C'est par cette fusion des deux que nous pouvons établir un plan d'action cohérent, qui guide notre travail militant. C'est ce qui fait que nous ne sommes pas que des individus, pétris de notre expérience individuelle, mais que, grâce à notre connaissance, nous avons l'âge de l'humanité, son expérience derrière nous. C'est ce qui nous hisse au delà de l'horizon.

Nous ne devons d'ailleurs pas proposer, contrairement aux discours des réformistes et des réactionnaires, des alternatives, des retours en arrière par rapport au capitalisme. Ce que nous proposons est supérieur.

C'est l'aspect théorique du travail.

Nous devons être également des propagandistes, car ce que notre militantisme a fait remonter, il  nous faut le retransmettre. Cette tâche de diffuser l'idéologie, de lutter idéologiquement contre les idées réactionnaires, d'appuyer les éléments les plus avancés, est essentielle. Elle revient à être capable d'appliquer la ligne de masse. Ce travail, si il est exécuté avec présomption, détaché de la réalité, pour les masses, sera erroné et inutile. Si il est également trop basique, il ne permettra pas de faire avancer la maturité politique de celles-ci. l'ensemble de la chaîne, formée par les différentes tâches, doit donc être ajustée au mieux pour être en adéquation avec le travail attendu.

Organisateurs, car la construction de notre organisation doit lui permettre de gagner en influence, de recruter, de former. C'est également celle qui nous permet de pouvoir avancer vers la construction de l'outil qui nous manque: le Parti Communiste.  Négliger cette tâche, c'est en rester aux cercles, aux cliques, au localisme, au sectarisme. La faire primer sur tout, sans accorder la moindre force au militantisme de terrain, donc au lien vivant avec la classe ouvrière et avec les masses, c'est s'isoler sous un dôme de verre déformant.

Retirer un seul des maillons de la chaîne et l'ensemble s'enraille. Sans maîtrise idéologique, la ligne ne sera que celle d'un aveugle trébuchant. En rester à la remorque du spontanéisme, nous en reviendrions à être capable de soutenir pogroms et lynchages. Sans capacité à construire une ligne efficace, nous n'aurons qu'une clique de "sages de la montagne." Sans organisation, tout ceci est vain, et nous serions philosophes entourés de fidèles, mais sans jamais pouvoir faire un pas dans ma bonne direction.

De même, ne pas lutter contre les tendances réactionnaires, y compris au sein des masses, signfie un dangereux renoncement, une attitude de démagogue. Cette faute signifie les cautionner et les laisser se développer.

En revanche, les traiter par l'autoritarisme, par la présomption et le mépris, cela serait également une faute terrible, laquelle nous placerait comme étant des donneurs de leçons, des maîtres à penser, des gourous.

C'est dans la ligne de masse que se trouve le style de travail correct.

C'est la jonction qui se fait entre la théorie et la pratique, c'est celle qui doit prémunir contre les maux terribles que sont l'aventurisme, de droitisme, le subjectivisme.

Voila quadruple nature que doivent posséder tous les communistes, ainsi que le style de travail qu'ils et elles doivent développer.

Il existe nombre de parcours, chez les militants se revendiquant du communisme. Certains, certaines, sont arrivés par la porte du militantisme de terrain, syndical, étudiant, par les luttes et les combats.

D'autres sont arrivés par les livres, pas l'étude, par l'adhésion intellectuelle.

D'autres , encore, par le goût de la provocation, du folklore, par l'envie de choquer un milieu petit bourgeois conformiste.

Chacun a apporté son héritage, son parcours, qu'il ou elle soit influencé par l'anarchisme, le trotskisme, le révisionnisme. Chacun arrive avec son égo, ses préconceptions, le poids des idées bourgeoises ou réactionnaires, hégémoniques dans la société actuelle.

Chaque trajectoire porte son lot de qualités et de lacunes, mais toutes doivent être capable de dépasser leur nature première et les conceptions erronées. La science infuse n'existe pas. Même le plus aiguisé des esprits, s'il n'est pas nourrit d'informations, ne peut arriver à des conclusions justes.

Nous avons tous, sans exception, un long travail a mener pour avancer et constituer un réel noyau militant opérationnel. Pour cela nous devons être capable de lutter contre les thèses erronées, y compris celles que nous pouvons porter nous même, par la pratique de la formation, de l'entraide, de la critique et de l'autocritique.

Balayer, oui, mais brûler les déchets.

L'Etat Français hérite d'un bien triste passé.

La tradition proudhonienne, anarchiste, pèse son poids, depuis le XIXe siècle, charriant son lot d'arriérations sur l'autogestion, l'anarchisme, le syndicalisme révolutionnaire, malgré leurs insuffisances criantes. Ces courants anarchistes se sont mariés avec des éléments piochés de part et d'autres, les intégrant pour camoufler les failles les plus criantes. C'est cela qui forme la palette de diversité que nous connaissons actuellement. Une typologie de ces groupes serait fascinante -et épuisante- à faire.

Impérialiste, l'Etat Français a été une base importante du social-chauvinisme, du révisionnisme et de la droitisation. La IIe Internationale avait son lot de zélateurs, à l'exemple de Jaurès, réformiste, de Guesde, belliciste chauvin.

Le Parti Communiste Français, dès sa création, fut souvent critiqué par le Kominterm, pour sa pusillanimité envers les intérêts de la bourgeoisie, pour sa tendance à laisser entre les mains des sociaux-démocrates la direction, lors des fronts uni. Le PCF fut également un vivier de l'hitléro-trotskisme, à travers des individus comme Lambert ou Jacques Doriot. Pourtant de grands esprits sont parmi les rangs du PCF, Langevin, Politzer apportent un concours précieux.

La Résistance permis aux cadres et aux militants les plus brillants de pouvoir exercer leurs talents d'organisateurs et de propagandistes. Cependant, elle causa également des ravages, des pertes difficilement remplaçables. Comme en URSS, la fine fleur du Parti est tuée, laissant des vides dans les rangs.

Dans l'après-guerre le PCF se fourvoie en faisant par "patriotisme" le jeu des gaullistes et des américains. Piège fatal, que la conférence des partis communistes de 1947 pointa du doigt.

Dès 1956, le PCF emboîte le pas sur la ligne moscovite, tournant le dos, sans discuter, au léninisme. Pire, de mauvais élève, il devint le parfait fer de lance pour attaquer le P.T.A. et le P.C.C., restés fidèles aux principes révolutionnaires. Dès lors s'en suit une longue spirale vers l'autodestruction. De l'ambiguïté de la Guerre d'Algérie à nos jours, chaque pas fut fait dans une direction diamétralement opposée à celle qui amène au socialisme.

L'Etat français compte également une forte influence trotskiste, aidée en cela par les USA durant la Guerre Froide. L'alpha et l'oméga de cette opposition de "gauche" au P.C.F.: attaquer le léninisme. Ce sont ces cadres, des différent courants, qui forment actuellement l'ossature du Parti Socialiste et de la "France Insoumise", cette création du trotskiste chauvin Mélenchon.

Les groupes Léninistes ou Maoïstes au sein l'Etat Français ont connu le pinacle de leur célébrité aux alentours de Mai 1968. Leur influence, sous la chape de plomb du P.C.F. est restée relativement marginale. Pourtant, posant la question du féminisme, de l'homosexualité, de la lutte contre le néo-colonialisme et du soutien au nations sans Etat, leur travail est à saluer. De même nous saluons la mémoire de Pierre Overnay, tombé sous les balles des réactionnaires. Bien des bilans critiques ont été tirés de ces expériences, ils contribuent à enrichir notre réflexion.

Hélas, nombreux sont, en revanche, ces militants et militantes qui sont passés dans le reniement total, dans la trahison. L'arrivée au pouvoir, en Chine Populaire, de la clique de Deng Xiaoping, appuyée par Zhou Enlai, avait entrainé un phénomène assez similaire à 1956 : certains militants ou groupes maoïstes vont ainsi suivre la théorie pourrie des Trois Mondes, et s'enfoncer dans l'opportunisme.

Notre héritage politique "franco-français" le voici donc. Nous sommes devant la tâche de, non seulement faire un tri conséquent, mais également jeter aux ordures les conceptions fausses qui ont la vie dure.

La méthode de la lutte.

C'est dans se cadre que nous développons notre recherche de la bataille d'anéantissement. Nous considérons qu'il est une tâche essentielle pour la construction d'un Parti Communiste, au sein de l'Etat français, que de rechercher et de détruire les thèses fausses, les positions ambigües, les déviations.

Nous savons que cela ne nous rends pas agréable, que cela ne nous rends pas aimables aux yeux de tous. Le confort du flou, du libéralisme politique, du centrisme et de l'éclectisme est bien doux. Mais ce n'est pas la tâche d'une organisation communiste que d'être tendre et cotonneuse. Au contraire ! Nous devons être durs avec nous même et traquer chez nous les faiblesses, pour permettre d'avancer. Nous devons également le faire chez les autres.

Nous devons mettre à l'épreuve les dogmes, et pour cela, nulle meilleure école que celle qui a fait ses preuves : la méthode Léniniste.

Comment ne pas songer à la période de la fin du XIXe siècle, du début du XXe, lorsqu'il est fait un inventaire de l'état politique des forces se revendiquant du communisme ? La présence du révisionnisme, du trotskisme, de l'anarchisme est grandiose. Grandiose et dévastatrice. Comment ne pas songer à la peinture qu'en fait Staline, dans Les principes du Léninisme, lorsqu'est abordé la IIe Internationale et sa physionomie politique ?

Au lieu d'une théorie révolutionnaire intégrale, des thèses contradictoires, des fragments de théorie sans liaison avec la lutte révolutionnaire effective des masses, des dogmes abstraits et surannés. Formellement, on se référait encore à la théorie de Marx, mais uniquement pour la dépouiller de son esprit révolutionnaire.

Au lieu d'une politique révolutionnaire, un philistinisme amorphe, une politique mesquine, des combinaisons parlementaires. De temps à autre, des décisions et des mots d'ordre révolutionnaires, enterrés aussitôt qu'adoptés.

Au lieu d'apprendre au parti la tactique révolutionnaire véritable, par l'étude de ses propres fautes, on évitait soigneusement les questions épineuses. Quand, par hasard, on y touchait, c'était pour les estomper et terminer la discussion par une résolution élastique.

C'est ce centrisme, cette incapacité à trancher les question d'une manière ferme. C'est cette esprit à double face, que nous dénoncions dans Kurdistan : choisir son camp, lettre ouverte à nos camarades, c'est ce qui fait qu'on se contente, pour paraître révolutionnaire, d'inscrire le nom de Marx dans les textes, de brandir un portrait de Lénine, une citation de Staline, mais de n'en jamais respecter les fondements. C'est ce qui permet à des thèses fausses, monstrueuses, d'exister et de survivre, tandis qu'elles ne résistent pas le moins du monde à l'examen.

Ceux qui prétendent lutter, au sein de ces organisations opportunistes, ne le font qu'en ménageant les ennemis politiques, qu'en mettant au sommet de leur action la sauvegarde de l'unité. En faisant cela, non seulement se brisent les ailes, mais également deviennent des agents zélés de l'opportunisme à leur tour, en refusant de tracer des lignes de démarcation. C'est précisément ce que définit Les principes du léninisme concernant la IIe Internationale:

Formellement, la IIe Internationale était dirigée par des marxistes orthodoxes comme Kautsky et autres. En réalité, son travail fondamental s'effectuait dans la ligne de l'opportunisme.

 Petits-bourgeois de nature, les opportunistes s'adaptaient à la bourgeoisie ; quant aux « orthodoxes », ils s'adaptaient aux opportunistes pour « conserver l'unité » avec ces derniers, pour maintenir « la paix dans le parti ».

C'est l'attitude, par exemple, de l'opposition du PCF, qui -tout en se maquillant de léninisme- refuse de poser des questions portant clivage, de tracer une ligne de démarcation, en somme de régénérer son idéologie.

Sauvegarder cette pseudo-unité signifie se mettre à la disposition, à la remorque des opportunistes.

Or, dans l'Etat actuel des choses, nous n'avons guère à sauver de plus que nous sauver nous même de l'humiliation. De l'humiliation de voir le terme communiste trainé dans la boue par les révisionnistes et les trotskistes.

Et la voie pour nous en sauver est celle de la critique, de l'autocritique, des l'analyse de nos fautes, mais également le chemin de la guerre idéologique, envers et contre toutes les thèses qui éloignent, qui rapetissent l'idéologique communiste.

Cette critique et autocritique n'est pas le fait de pointer du doigt des fautes, de demander des excuses, comme le comprennent certains esprits étroits, mais il s'agit bien d'un travail idéologique profond, complexe, qui consiste à comprendre l'arbre de causalité qui amène à une position fausse, et de déceler les moyens de la régler. Ceux qui en ont une approche superficielle, dogmatique, fétichiste, ceux qui l'utilisent comme outil d'agression, et non de résolution, ne font qu'agir en anticommunistes et en antimarxistes.

"L'attitude d'un parti politique envers ses fautes est un des critériums les plus importants et les plus sûrs de son sérieux, de son aptitude à s'acquitter de ses devoirs envers sa classe et les masses laborieuses.

Reconnaître ouvertement une faute, en découvrir les causes, analyser la situation qui l'a provoquée, examiner attentivement les moyens de la réparer, c'est là l'indice d'un parti sérieux, c'est là, pour un parti, ce qui s'appelle faire son devoir, faire l'éducation de la classe et, partant, de la masse. D'aucuns déclarent que l'autocritique est dangereuse pour un parti qui, dévoilant ses propres fautes, donne ainsi à ses adversaires des armes contre lui. Lénine considérait cette objection comme dénuée de sérieux et de fondement.

(...)

Ce qu'il y a dans la méthode de Lénine se trouvait déjà virtuellement dans la doctrine de Marx qui, «dans son essence, est, comme le dit Marx lui-¬même, critique et révolutionnaire»."

L'Unité Communiste de Lyon n'est pas une organisation dont dans l'existence vise à être un cercle d'amis, mais de constituer une organisation. Autant il est important, essentiel, d'être compréhensif vis-à-vis des thèses retardées ou erronées, émises avec sincérité par des militants et militantes qui cherchent à avancer, autant nous considérons qu'il est tout aussi essentiel d'être sans la moindre pitié pour se critiquer soi-même et attaquer les thèses fausses. Nous considérons que les thèses que nous portons ne sont pas des torpilles destinées à couler telle ou telle organisation à blesser l'égo de tel ou tel individu, elles sont des débats destinés à faire avancer idéologiquement l'ensemble du militantisme et du mouvement communiste. Le darwinisme des idées n'est pas un luxe.

C'est dans cette voie que nous voulons lancer un des axes de l'offensive : désigner et frapper les travers, les déviations idéologiques qui existent.

C'est dans cette voie que nous pointerons du doigt les failles et les travers.

C'est dans cette voie que nous interrogerons d'autres organisations sur la pertinence, le sens de leurs thèses, de leur mots d'ordre.

C'est dans cette voie que nous avons vocation à poser des lignes de démarcation et à pousser les autres structures à se positionner par rapport à elles.

Nous ne sommes pas exempt d'erreurs, nous en avons commises, nous en commettons probablement, nous en ferons encore bien d'autres. Nous prenons au sérieux les critiques qui nous sont adressées, nous en tenons compte pour progresser.

Voilà pourquoi Lénine disait que « la théorie révolutionnaire n'est pas un dogme », « qu'elle ne se constitue définitivement qu'en liaison étroite avec la pratique du mouvement révolutionnaire de masse véritable » (Maladie infantile), car elle doit servir la pratique, « répondre aux questions posées par la pratique » (Les amis du peuple), être vérifiée par les données de la pratique.

Les thèses qui ne servent pas la réalité, qui ne débouchent pas sur une avancée, sur une rupture -même progressive- avec l'ordre ancien, ne servent, en définitive, à rien. Elles ne sont que fétiches.

Les mots d'ordres, s'il ne correspondent pas à une question concrète, à une situation donnée, ne sont qu'enfumage et mensonge envers les masses.

Lénine écrivait : Kautsky pratique une politique petite-bourgeoise typique ; il s'imagine... que le fait d'arborer un mot d'ordre change quelque chose à l'affaire. Toute l'histoire de la démocratie bourgeoise réduit à néant cette illusion : pour tromper le peuple, les démocrates bourgeois ont toujours posé et seront toujours prêts à poser n'importe quel mot d'ordre.

Il s'agit de vérifier leur sincérité, de comparer leurs œuvres à leurs paroles, de ne pas se contenter d'une phraséologie idéaliste ou charlatanesque et de rechercher le contenu de classe réel de leurs mots d'ordre...

Voici ce que nous sommes voués à faire, voici ce que nous ferons. Nous devons être capable de nous exprimer et de porter ce débat, non seulement même au sein de l'Unité Communiste de Lyon, mais bien vis-à-vis de toutes les composantes militantes, toutes les classes sociales. Car les communistes, les marxistes, doivent s'adresser à tous, y compris aux réactionnaires, que cela soit pour rallier ou bien pulvériser idéologiquement.

Parvenir à cet objectif est long et complexe. Mais, à chaque pas, le capitalisme et l'impérialisme pourrissant démontre la justesse du marxisme.

2017, qui plus est, est une année ou bien des masques tombent, ou bien de drapeaux se replient. C'est une année où chaque pas, chaque positionnement doit être explicité sans ambigüité.

Nous voulons que les organisations expriment le fond de leur pensée. Nous voulons qu'elles assument leurs réels positionnements. Nous voulons  faire avouer le véritable sens politique de leurs mots d'ordres, particulièrement à ceux qui se complaisent dans le centrisme et l'opportunisme.

Car dans le fond, le fait est là: il n'y a de place, de logique, que dans l'existence d'une seule et unique organisation communiste révolutionnaire dans l'ensemble contrôlé par notre ennemi bicéphale: le capitalisme et l'impérialisme français.

Pourquoi une ? Car il n'existe qu'une seule voie meilleure. Une seule voie juste, optimale. Celle là, reste à construire, à découvrir, à comprendre et à maitriser. Mais tel est notre objectif.

Notre destin d'organisation est de disparaître.

Car un fait est là: nous nous sommes constitué pour nous fondre, par la suite dans un ensemble plus grand. Nous sommes un point d'appui, mais nullement une fin. Notre destin d'organisation est de nous fondre dans un ensemble plus vaste, plus puissant, plus juste aussi.

Nous nous investissons dans le projet d'Unité des Cercles Communistes, qui vise à rassembler les différents cercles qui se revendiquent du Marxisme-léninisme et du Maoïsme. C'est une première étape. C'est une étape essentielle.

Nous pensons qu'il est essentiel, également, que toutes les organisations et tous les cercles communistes de l'Etat français, y compris sur les territoires occupés et contrôlés par l'impérialisme français, soient en relation constante.

Nous pensons que le sectarisme, l'esprit de cercle, le localisme sont des ennemis à abattre. Ils sont les petits démons à vaincre pour progresser en qualité et en quantité.

Notre tâche est gigantesques, plus grande que nous. Nous devons alors grandir pour être de taille à l'affronter. Idéologiquement, politiquement, organisationnellement, comme en termes de militants.

 

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Vive la Commune de Paris !

Publié le par UC-Lyon

 

Aujourd’hui, 18 mars, nous célébrons le déclenchement de la Commune de Paris, en 1871. Ce jour reste dans les mémoires du mouvement, non seulement communiste, mais bien révolutionnaire dans son ensemble.

La Commune de Paris est la première expérience de gouvernement ouvrier, la première expérience de dictature du prolétariat, contre les rapaces, les parasites de la bourgeoisie.

La Commune de Paris a servi de base à l’expérience du mouvement révolutionnaire, du mouvement ouvrier, du mouvement communiste comme une expérience démontrant qu’il était possible, qu’il était réalisable, que le pouvoir soit conquis par les travailleurs et les travailleuses. Il est une démonstration du fait que l’exercice réel de l’autorité se conquiert par la lutte, non par la négociation, les runes, les manigances. Marx la décrivit ainsi :

Dans la Commune ne siégeaient presque que des ouvriers ou des représentants reconnus des ouvriers ; ses décisions avaient de même un caractère nettement prolétarien. Ou bien elle décrétait des réformes, que la bourgeoisie républicaine avait négligées par pure lâcheté, mais qui constituaient pour la libre action de la classe ouvrière une base indispensable, comme la réalisation de ce principe que, en face de l’État, la religion n’est qu’une affaire privée ; ou bien elle promulguait des décisions prises directement dans l’intérêt de la classe ouvrière et qui, pour une part, faisaient de profondes entailles dans le vieil ordre social.

Dans la lutte contre l’autocrate Napoléon III, mais également contre l’invasion, par la Prusse, d’autres forces de la réaction, les habitants et habitantes de Paris se sont soulevés. Non seulement pour se défendre et défendre une plate « république », que les bourgeois venaient de proclamer, mais bien pour aller au-delà.

Après l’effondrement de la structure pourrie qu’était le second Empire, la bourgeoisie avait appelé aux armes les travailleurs. Pour servir ses intérêts de classe, à savoir négocier une paix, l’accès au pouvoir et son plein exercice.

Après la capitulation de Paris, le 28 janvier 1871, la Garde Nationale, constituée de ses travailleurs, ne déposa pas les armes. Elle tint en respect les prussiens, hors de Paris. Le peuple régna en maître, les prussiens à sa porte, n’osant entrer.

Autant ces derniers ne mettaient que peu d’ardeur à pénétrer dans Paris, autant la bourgeoisie, quant à elle, s’empressait de vouloir reprendre les armes qu’elle avait donné.

C’est ce 18 mars que les troupes militaires régulières entrèrent dans Paris, pour reprendre les fusils et les canons. Tant que le peuple serait en arme, il serait une menace constante sur les reins d’une bourgeoisie qui tente de s’imposer.

Ils ne purent y parvenir. La Garde conserva ses canons, qu’elle avait forgé durant le siège de Paris. Dès lors, le casus belli fut consommé, la rupture entre les deux, totale.

Le 26 mars, la Commune est élue. Le 28 elle connaît sa proclamation. La Garde Nationale remet les pouvoirs entre les mains des élus.

Le 30 l’armée est abolie et la Garde Nationale devient la seule force légale, mais également effaça les dettes de loyer et contractées auprès des prêteurs sur gage, rapaces avides et sans scrupules. Elle accorda la pleine jouissance des droits politiques aux étrangers élus.

Cela va bien au-delà de la fausse démocratie, hypocrite, parrainée et encadrée par la bourgeoisie, mais bien vers l’exercice direct, concret du pouvoir. Par une démocratie directe et populaire, par des élus qui sont révocables si ils faillissent au mandat qui leur est donné.

Le premier avril, elle plafonna le traitement des employés et élus de la Commune, chose devant laquelle nos députés d’aujourd’hui blanchissent d’horreur. Dès le lendemain, l’Eglise et l’État furent séparés, liquidant le budget des cultes et nationalisant les biens du ecclésiastiques. Moins d’une semaine après, les symboles religieux furent bannis des écoles, ainsi que « tout ce qui relève de la conscience individuelle de chacun ».

Le 12, la colonne Vendôme, érigée par Napoléon premier, fut renversée. Symbole belliciste et chauvin, opposé à l’internationalisme communard. Le 5 mai, la chapelle expiatoire érigée pour demander le pardon de l’exécution de Louis XVI fut démolie. Paris se lavait de ses traces de réaction.

Le 16 avril, la Commune recensa tous les ateliers inoccupés et fermés, pour entamer leur distribution et leur réouverture. Le 20, le travail de nuit fut aboli pour les boulangers, le 30 les monts-de-piété, ces horribles repaires de rapaces et d’usuriers furent fermés.

Socialement, la Commune de Paris était une pointe fichée dans la chair des patrons et des exploiteurs. En quelques mesures, dument appliquées, la base économique de la misère noire qui sévissait était jugulée.

Malgré le fait que, de l’autre côté de la ligne de front, les Versaillais exécutaient à tour de bras les prisonniers communards, malgré que la Commune ait pris des otages, elle ne riposta pas au crime par le crime.

Elle fut un formidable creuset d’expérience politique, un « broyeur » d’idées fausses, battant en brèche successivement les thèses erronées des proudhoniens, des partisans de Louis Blanc, mais également des blanquistes, sectaires et dogmatiques.

Libérée des entraves du crétinisme parlementaire, du parasitisme de la bourgeoisie, la Commune put chausser des bottes de 7 lieues pour avancer vers l’égalité — non plus formelle — mais bien réelle.

C’est ce qui lui valut la colère, la haine, la rage de la bourgeoisie, laquelle n’eut de cesse de l’écraser par tous les moyens possibles. Si la ville devait être réduite en cendres, la bourgeoisie l’accepterait du moment que cette offense à leur ordre serait lavée dans le sang.

Agenouillés devant Bismarck, les Versaillais quémandèrent le rapatriement des troupes prisonnières pour écraser la Commune. Le gouvernement du sinistre Adolphe Thiers l’obtint. Que valent les discordes de la bourgeoisie, discordes de gentlemen face au péril de la lutte des classes ?

Massacrant tout sur leur passage, les troupes versaillaises n’avaient ni pitié pour les blessés et les prisonniers, indépendamment de leur âge, de leur sexe, de leur état.

La Semaine Sanglante fut un bain de sang. Cependant, Marx lui même le note dans La guerre civile en France, nombreux furent les soldats qui, par humanité, laissèrent le libre passage ou épargnèrent leurs adversaires. La fraternité de classe n’est pas un mot vide.

Marx écrivit La guerre civile en France, dont il précisait, qu’en l’écrivant, il s’était fixé cette tâche : « Analyser cette expérience, y puiser des leçons de tactique, réviser sur la base de cette expérience sa théorie ».

En effet, c’est un travail qui était plus que nécessaire. La Commune de Paris posa les bases de la forme que devait prendre l’État Prolétarien. Elle donna corps, pour la première fois de l’histoire, à cette création. Les théories pourries et idéalistes qui proclamaient que les révolutions aboliraient immédiatement la lutte des classes, mais aussi l’État, ces idées de cristal, se brisèrent sur le fer de la réalité : tant que la lutte des classe existe, le conflit antagonique existe, et donc le prolétariat doit réprimer ses ennemis.

Comme nous l’avions développé plus haut, cette expérience fut une machine d’une dialectique impitoyable, laquelle écrasa bien des conceptions fausses. Ainsi, les thèses pourries de Proudhon, individualistes, artisanales, anti-socialistes, furent battues à plate couture par l’irruption terrible de la réalité. Au lieu d’être le début de la consécration, ce fut la défaite : c’est la socialisation du travail, les valeurs communistes, qui l’emportèrent sur l’individualisme anarchiste.

Les blanquistes, conspirateurs, incapable de faire naître une ligne de masse, persuadés que les révolutions de palais font tout, durent réviser leur doctrine.

Elle commit des erreurs également : le respect sacré de la Banque de France, dont les fonds ne furent saisis. Ce qui aurait pu être une dévastation pour la bourgeoisie, un abominable otage, pu être récupéré dès la fin de la Commune.

Le siège Versaillais ne pu être levé car la Commune resta confinée dans un espace étroit, uniquement urbain, uniquement local. Si des émules apparurent, dont à Lyon et à Vienne, le mouvement ne trouva pas la clé que trouvèrent les bolcheviks : l’alliance des ouvriers et des paysans, seule à même de pulvériser la bourgeoisie.

Manqua également le Parti, capable de coordonner, de diriger cette alliance, de faire naître, d’une insurrection victorieuse, une guerre révolutionnaire balayant toute trace de la bourgeoisie. Ce sont ces conclusions que tirèrent les continuateurs, les observateurs, les analystes. Ces conclusion donnèrent le matériel pratique qui pu être étudie pour en tirer les conclusions politique, idéologique qui enrichirent l’idéologie communiste.

La bourgeoisie réactionnaire, les Mac Mahon, les Thiers, les vermines crachèrent sur les communards, les déportèrent, comme Louise Michel, les envoyèrent au bagne, en Algérie, les assassinèrent. Les ennemis du peuple souillèrent la terre de la Commune en construisant le Sacré-Coeur, cet édifice monstrueux, injure au prolétariat parisien.

Mais la Commune n’est pas morte. Car, comme la révolte des opprimés, elle ne peut être extirpée et renaît sans cesse, tant que l’exploitation dure.

Lénine dira, à Zurich : « Ou bien la révolution aboutira à une seconde et victorieuse Commune de Paris, ou bien nous serons écrasés par la guerre et la réaction. » L’URSS s’est bâtie sur la Commune de Paris, lui rendant hommage en nommant un de ses rares cuirassés "Parizhskaya Kommuna." L’ensemble du camp communiste, du camp du peuple, doit rendre hommage à cette expérience, à cette œuvre.

La Commune de Paris et les communards, les communardes sont immortels !

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Épouvantail fasciste, fantasme et réformisme.

Publié le par UC-Lyon

Bienvenue dans les années 30 du journal Slate, Le front des affaires s'épaissit, Marine Le Pen menace , du Figaro, mais aussi, dans un autre registre Pourquoi est-ce que plus les gens sont « de gauche », plus ils nient le danger fasciste de Marine Le Pen ? du site internet "Les matérialistes." Ces articles sont autant d'exemples d'un discours d'actualité, celui de pointer du doigt la menace présentée par le Front National. 

Dans chacun de ces textes, ce qui est mis en avant est le risque de basculement dans un régime fasciste. La conclusion est donc la suivante : votez. Votez utile, même sans conviction, pour faire barrage.

Le corolaire est simple : si vous ne votez pas, vous êtes in fine un agent larvé des fasciste, un idiot utile, en bref, un marchepied de la fascisation.

La logique mise en avant est la suivante : la situation est difficile, depuis la crise de 2008, la population est dégoûtée de la politique, donc cela laisse le champ libre aux fascistes. Même des marxistes, ou prétendus marxistes, font un parallèle entre les années 30 et aujourd'hui.

Pour illustrer ce propos, comment ne pas songer à l'article Lénine, organisateur et chef du Parti Communiste de Russie de la Pravda écrit par Staline en 1920, à l'occasion du 50e anniversaire de Lénine:

" Il y a deux groupes de marxistes. Tous deux travaillent sous le drapeau du marxisme et se croient "authentiquement" marxistes.

Et cependant ils ne sont pas identiques, loin de là. Bien plus : un abîme les sépare, leurs méthodes de travail étant diamétralement opposées.

Le premier de ces groupes se borne d'ordinaire à reconnaître extérieurement le marxisme, à le proclamer avec solennité.

Ne sachant pas ou ne voulant pas pénétrer l'essence du marxisme, ne sachant pas ou ne voulant pas le faire passer dans la vie, il transforme les principes vivants et révolutionnaires du marxisme en formules mortes, qui ne disent rien.

Il fait reposer son activité, non sur l'expérience, ni sur les enseignements du travail pratique, mais sur des citations de Marx. Indications et directives, il les puise non dans l'analyse de la réalité vivante, mais dans les analogies et les parallèles historiques."

Voilà justement ce que signifie cette comparaison avec les années 1930. Elle est fausse, historiquement, idéologiquement. Elle est fausse et elle est toxique politiquement.

Des années 30 amputées de leur aspect politique principal : la menace révolutionnaire.

Chacune des comparaisons faites par ces journaux, ces organisations, ces rabatteurs agissant pour la social-démocratie, est escamotée d'une chose essentielle : la question politique, l'influence des idées communistes dans les masses.

Le journal Slate, aimant à se vernir de radicalité pour cacher sa vacuité, explique ceci: Sans la grande dépression née du krach de 1929, la plus grande crise que le capitalisme ait connue, et l’effondrement social et moral qu’elle a créé, les démocraties n’auraient pas été aussi affaiblies. Hitler n’aurait sans doute jamais pris le pouvoir en Allemagne. La Seconde Guerre mondiale n’aurait sans doute pas eu lieu. L’URSS de Staline ne serait sans doute pas devenue la superpuissance qu’elle a été jusqu’en 1989.

Laissons de côté la répugnante petite diatribe anticommuniste de l'auteur. Après tout, Slate a soutenu Finkielkraut contre Nuit Debout, plus rien ne peut nous surprendre de leur part. L'intérêt réside ailleurs, dans une formation malheureuse : Les démocraties n’auraient pas été aussi affaiblies. Hitler n’aurait sans doute jamais pris le pouvoir en Allemagne.

L'auteur, dans ce raisonnement, fait l'impasse sur plusieurs choses : d'une part le jeu vicieux des "démocraties", soufflant sur les braises, excitant Hitler à la guerre contre l'URSS. D'autre part cette négation de la réalité : jamais pris le pouvoir. Hitler n'a ni été élu, ni n'a pris le pouvoir. Il a été appelé à le prendre.

Les "matérialistes", quant à eux écrivent : " Le résultat est que des gens de centre-gauche, qui ne veulent nullement du socialisme, comme Manuel Valls ou Anne Hidalgo, qui est maire de Paris, comprennent bien mieux qu'il y a une menace terrible d'extrême-droite que les gens les plus à gauche, qui balaient cela d'un revers de la main, criant au chantage.

On risque alors de connaître la même situation qu'en Italie au tout début des années 1920. La grande vague de contestation sociale s'est enlisée, elle n'a rien produit sur aucun plan, ni culturellement, ni politiquement, ni idéologiquement. Et la menace sociale a fait basculer la bourgeoisie hésitante dans les bras de la haute bourgeoisie fasciste."

Encore une fois, l'escamotage, l'analogie bâclée, toute est mis en œuvre pour instituer ce fameux chantage.

Le choix du fascisme par la bourgeoisie répondait à deux questions: d'une part celle de la situation internationale, où le repartage du monde se ferait par la guerre. Il était donc nécessaire de mobiliser et de préparer les masses à celle-ci.

Le second aspect, l'aspect primordial, était celui d'écraser les menaces révolutionnaires, de juguler les risques d'un fort mouvement de contestation politique, dirigé par un Parti Communiste. L'ombre de l'URSS planait sur les bourgeoisies de tous les pays.

Dans les années 30, le contexte politique et économique avait principalement favorisé la montée des idées révolutionnaires et des forces communistes. C'est pour répondre à cette menace que la bourgeoisie à pris le choix de faire appel aux fascistes.

C'est ainsi que Krupp, Thyssen, I.G. Farben, Blohm & Voss ont financé Hitler pour qu'il renforce son influence anticommuniste et nationaliste dans la population. C'est ainsi qu'en 1933, Paul Hindenburg finit par appeler Hitler à la chancellerie, sous les vivats des grands propriétaires de trusts.

C'est ainsi que Mussolini fut appelé par le Roi d'Italie, pour liquider les grèves d'Italie du Nord.

C'est ainsi que les latifundiaires et l'Eglise à appelé au pouvoir Franco pour qu'il règle son compte à un gouvernement de Frente popular  qui menaçait ses intérêts. 

Les schémas se répètent.

C'est ainsi qu'agit la bourgeoisie lorsqu'elle est menacée, c'est pour cela que nous ne sommes pas des réformistes, mais des révolutionnaires.

Aujourd'hui, en France, sommes nous dans cette situation ?

Non.

La bourgeoisie n'est pas en face d'un Parti Communiste puissant, d'organisations qui sont capables de pouvoir présenter une remise en cause, une menace, sur l'ordre défini par les bourgeois et les bourgeoises.

Cela, et c'est bien regrettable, nous ne l'avons pas.

Dans ce cadre là, la bourgeoisie n'a pas besoin d'instruments particuliers pour imposer l'ordre et la discipline dans la population. Ces instruments, elle les a déjà bien en main, ils ne sont nullement débordés par des mobilisations massives, par la constitutions de doubles pouvoirs...etc.

A l'heure actuelle, nous sommes encore à l'ère des cercles, pour les organisations révolutionnaires. Nous sommes un embryon.

Il n'existe pas un camp du peuple suffisamment intimidant pour que, toutes affaires cessantes, la bourgeoisie s'empresse de l'écraser.

Les discours électoraux sont tous des discours qui flattent les projets de la bourgeoisie. Certes, comme le note les "matérialistes", il existe une bourgeoisie libre-échangiste et une protectionniste. C'est l'un des clivages. Il existe des pro-russes et des atlantistes.

Mais il n'existe aucun anticapitaliste, aucun ennemi de la bourgeoisie qui soit en mesure de s'exprimer d'une manière suffisamment influente.

Pourtant, notent la plupart des observateurs, il existe décidemment quelque chose de pourri, de menaçant, dans l'attitude de la bourgeoisie. C'est un fait. Mais il demande à être élucidé.

Les confusion aux service de la capitulation.

L'articles des "matérialistes" note :

" Ils ne peuvent donc pas comprendre que si l’État passe au service d'une fraction de la haute bourgeoisie en particulier, les conséquences sont innombrables.

Si c'est Marine Le Pen qui gagne les élections présidentielles, par exemple, ce serait un pas en avant vers le fascisme, c'est-à-dire la mise en place d'institutions à vocation terroriste.

Les gens qui pensent être le plus à gauche ne croient pas en ce terrorisme. Pour eux, la France vivrait déjà ce terrorisme. Nous connaîtrions une « austérité » terrible, les policiers seraient tous des violeurs et des assassins, les manifestations seraient déjà sauvagement réprimés.

Partant de là, ils ne peuvent pas reconnaître que c'est faux, que la répression était bien plus grande même au début des années 1990 et encore plus dans les années 1970. Que l'austérité réelle représenterait bien autre chose, que le fascisme interdirait toute structure contestataire en général, afin de généraliser un apolitisme nationaliste."

Les "matérialistes" ayant apporté leur soutien aux manifestation des policiers, paradoxe intéressant, nous doutons du bien fondé de ces remarques. Cependant, elles soulèvent quelque chose d'intéressant.

Comme le P.C.F., le P.C.F. MLM, que se targue d'être les "matérialistes", commettent bien des oublis.

Entre 1936 et 1991, la bourgeoisie a offert des concessions. Elle n'avait guère le choix. Pour offrir un modus vivendi à la lutte des classes, celle-ci étaient incontournables. Pendant le Front Populaire, où les manifestations, les grèves massives, mais également l'existence de l'URSS rouge inquiétaient lourdement les patrons et les patronnes.

Dans l'après guerre, ou un P.C.F. armé existait, bien qu'il eût -contre l'avis du Kominform- rendu les armes. La menace d'un basculement de l'Etat Français était une chose réelle, concrète. C'est ce qui a justifié l'acceptation du programme de la C.N.R., de la sécurité sociale, du chômage...etc.

Même pendant la Guerre Froide, malgré le déviationnisme du P.C.F. et de l'URSS, les enjeux justifient, là encore, le fait de maintenir ces concessions là. Nous interprétons cela par le fait que la bourgeoisie n'a plus peur du P.C.F. révisionniste, ni de l'URSS, d'une manière stratégique, mais qu'ils sont toujours horrifiés par ce que ces entités représentent aux yeux de la classe ouvrière.

A noter que cela justifie un mouvement en tenaille de la part de la bourgeoisie. D'une part, une relative candeur au niveau des conditions de travail et de vie, mais, de l'autre, une répression féroce et brutale des mouvements révolutionnaires, des manifestations, des troubles politiques.

Beaucoup mordent dedans et oublient totalement la tendance à la paupérisation relative et absolue. La croyance que la capitalisme peut faire ruisseler les richesse, apporter la prospérité, satisfaire les besoins, déboucher "naturellement" vers le socialisme, arrive dans les discours.

C'est la période de la putréfaction idéologique, laquelle a amené bon nombre de "communistes" à défendre le salaire socialisé, à défendre les nationalisations "démocratiques", en bref à renoncer idéologiquement aux fondements du marxisme.

La fin de l'URSS supprime brutalement le besoin de compromis. Il n'existe plus de rivalité géopolitique et idéologique -même déviationniste. Dès lors, l'offensive reprend, d'abord doucement, puis en s'emballant.

C'est ce à quoi nous assistons aujourd'hui :

Premièrement au fait que la bourgeoisie met fin au modus vivendi de la lutte des classes, à la corruption grâce à laquelle elle s'attachait la fidélité de l'aristocratie ouvrière et de la petite bourgeoisie. Elle n'a jamais considéré ces aspects là autrement que comme temporaires. Nous assistons à un capitalisme beaucoup plus agressif qui revient en force. Il ne s'encombre guère de droits sociaux.  

Deuxièmement, l'endettement des banques, des ménages et des Etats, produit également des concessions accordées, est devenu un fruit pourri et toxique, qui ronge la solidité nombreux rouages du système capitaliste, et devient menaçant pour sa solidité immédiate -Sans menace directe, le capitalisme se régénérera, à terme.

Troisièmement, l'affaiblissement relatif des impérialismes occidentaux, au profit de la concurrence des BRICS [BRIICS avec l'Indonésie] et de l'émergences de nouveaux acteurs géopolitiques, de nouvelles formes de menaces, à laquelle le format des armées occidentales n'est pas adapté.

Ces trois aspects conjugués donnent la situation actuelle.

Ces trois aspects n'appellent pas à l'apparition d'un fascisme immédiat en France, ni a une dictature ouverte et terroriste.

Ils appellent à un durcissement de l'attitude de la répression, à un durcissement des conditions de travail, de vie, à une paupérisation de plus en plus violente et brutale des travailleurs et des travailleuses.

Cela appelle à une transformation des discours sur la guerre, à un retour de l'embrigadement et des thèses sur le service militaire. Cela appelle à la préparation de la population, en particulier de la jeunesse, à la possible guerre de masse.

Cela appelle donc à un retour, relatif, à un capitalisme pré-première guerre mondiale.

La bourgeoisie a-t-elle besoin du fascisme  pour y parvenir ? Nous en doutons fortement.

Ce durcissement, ce chauvinisme, ces tendances pro-impérialistes sont hégémoniques dans le discours de la présidentielle. Chaque candidat qui aborde les questions politiques défend ces positions. Du social-chauvin Mélenchon à la réactionnaire Le Pen, les discours intègrent tous le "produire français", la "place de la France dans le Monde", ou d'autres thèses du même acabit.

Notons au passage que L.O. et le N.P.A. ne posent pas politiquement les questions, et se contentent d'agir comme des syndicats.

Hormis ceux là, les différences entre les candidats se font sur le dosage de miettes que l'impérialisme livrera aux travailleurs.

La répression féroce, le viol des libertés formelles, l'Etat d'urgence, le plan Vigipirate permanent...etc. Tout ceci n'a nullement besoin de Mme. Le Pen pour exister. Tout ceci, c'est la bourgeoisie, tout en maintenant le jeu démocratique, qui peut le mettre en œuvre, dans la joie et la fraicheur d'une démocratie bourgeoise.

Ce n'est pas le fascisme, c'est la dictature de la bourgeoisie.

Car l'ironie de la chose est là, le fascisme est le miroir de nos succès, de la pression des organisations révolutionnaires sur la bourgeoisie, de sa force. C'est dans cette situation que les organisations fascistes sont appelées au pouvoir, pour réprimer, écraser, massacrer les révolutionnaires.

Nous ne sommes pas en Turquie, où Erdogan arrête tout opposant, muselle, assassine massivement. 

Que la bourgeoisie protectionniste soit opposée à la libre échangiste ne suffit pas à justifier le fascisme. A moins que l'une ne prenne les armes contre l'autre, les deux peuvent très bien trouver un modus vivendi légal pour faire concorder leurs intérêts, en fonction des secteurs. Nous ne sommes pas dans un cas de Guerre de Sécession, où deux bourgeoisies US étaient sur un terrain d'antagonisme fort.

Nous restons face à une démocratie bourgeoise, non un fascisme.

Jeu de sémantique ? Non.

Question de stratégie.

Dire "la menace fasciste est devant nous si Mme Le Pen est élue", c'est courber l'échine sous le vent, c'est également dire "il faut voter", "il faut défendre la démocratie bourgeoise et ses valeurs". C'est un sacrifice intégral de toute indépendance dans une période où, pourtant, la priorité devrait être la construction d'un parti communiste. C'est une manière de crier au loup, de clamer "défendons" au lieu de "attaquons."

C'est une manière de reculer et d'appeler les travailleurs, les travailleuses, à respecter le jeu de la bourgeoisie. C'est une manière d'occulter le fait que le gouvernement n'est qu'un exécutant de l'agenda de la bourgeoisie.

C'est un renoncement de lâche devant les tâches qui sont devant nous.

Oui, la réaction monte. Elle monte partout.

Oui, les organisations antifascistes doivent être rejointe, renforcées, soutenues par les communistes.

Oui, elles doivent être un front avec les forces progressistes, un ciment de l'unité d'action, de la lutte tant contre les fascistes qu'un outil pour défendre et propager les conceptions progressistes.

C'est un fait indéniable.

Mais se cacher derrière la social-démocratie, dans cette période où le PS est décrédibilisé, où ces vermines flanchent, c'est les conforter, les remettre en selle, redorer leur blason de notre sang et de notre sueur.

Nous ne confondons pas la menace des fascistes, menace tactique, et la menace du fascisme, stratégique. Confusion entre l'augmentation des conceptions réactionnaires, des idées fascistes et de la volonté de la part de la bourgeoisie d'instaurer ce régime. Nous rejetons la thèse selon laquelle nous serions au bord du gouffre.

Non, nous ne travaillerons pas pour nos bourreau et pour les réinstaller sur leur trône.

Nous travaillons pour construire l'unité du peuple, pour construire un camp du peuple hors des institutions. Nous travaillons à créer l'indépendance de classe, non à prêter l'oreille aux sirènes de nos ennemis.

Nous prenons le risque de maintenir notre mot d'ordre de boycott et de construction d'une opposition extra-parlementaire.

Renforçons les organisations antifascistes, mais construisons également la lance qui percera le cœur de la bourgeoisie.

A bas les paniquards et ceux qui détournent les masses de la lutte.

A bas les lâches et leur peur.

Construisons notre front, notre Parti, balayons la bourgeoisie !

 

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Le social-chauvinisme d'Alexis Corbière est une négation des crimes coloniaux.

Publié le par UC-Lyon

Reçu sur RTL, le 17 février 2017, le lieutenant de M. Mélenchon, Alexis Corbière s'en est violemment pris aux propos d'Emmanuel Macron sur la colonisation. Interviewé, il a d'abord ciblé le "coup de com" d'un candidat en déplacement en Algérie, puis s'en est pris à sa piteuse rétractation :  "la colonisation fait partie de l'histoire française. C'est un crime, c'est un crime contre l'humanité, c'est une vraie barbarie et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l'égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes (...) La France a installé les droits de l'homme en Algérie. Simplement, elle a oublié de les lire."

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Nous avons déjà commenté ces propos et nous avions effleuré la réponse de la France Insoumise.

Si Alexis Corbière a raison de souligner l'absence de constance de M. Macron, ses propos sont gravissimes.

Gravissimes et révélateurs.

Cette déclaration rejette sa clique dans les bras des agents de l'impérialisme français, de cette insupportable conglomérat cocardier et chauvin. Elle rejette définitivement ceux qui la soutiennent dans les rangs des partisans de l'histoire positive, du Lavisse, du Roman National.

Qu'a-t-elle de si répugnante ?

Sur les propos de Macron, le porte parole de Mélenchon a appliqué la méthode centriste traditionnelle : pour ménager deux positions antagoniques, l'organisation a jugé sur la forme sans jamais parler du fond. Corbière connaît son métier, il n'est pas issu des rangs trotskistes pour rien.

La déclaration aurait, pourtant, pu être intéressante: "Je suis historien, je suis contre la colonisation évidemment. " Mais la suite s'est enfoncée dans les ténèbres.

"Quand on est chef d'État, il faut être un peu vertébré, notamment sur des sujets sensibles (...) Le crime contre l'humanité n'est pas un concept qui se manipule comme ça. Sur la question de la colonisation, donnons la parole avant tout aux historiens."  Or, c'est ici que réside toute la fausseté.

Les historiens ont déjà expliqué la colonisation, la guerre d'Algérie, d'Indochine, leurs millions de morts. Bien des chercheurs ont noirci des pages pour expliquer les sociétés coloniales. Ce sujet fût même une des question proposée, pendant un temps, au CAPES d'Histoire-Géographie. Non, monsieur "l'historien" Corbière, vos confrères n'ont pas chômé.

Ils ont fait leur travail, c'est à dire donner les matériaux nécessaire pour porter un jugement. Un bon historien est avant tout un bon scientifique : il étudie les faits, il tente de leur donner une explication sensée et cohérente. Il n'est pas, en revanche, d'un point de vue primordial, un juge ou un militant.

Les génocides commis par les Allemands n'ont pas été traité, en amont, par les historiens. Ils ont été jugés. C'est un procès qui a déterminé la qualification de crime contre l'humanité. C'est par cela qu'il a pu être dit que le régime nazi était coupable, et quels auteurs étaient responsables.

 Alexis Corbière aurait pu, sans grand risque, dire qu'un Nuremberg du colonialisme mériterait d'être tenu, pour juger de cela. Mais cela est déjà trop pour une organisation opportuniste.

C'est également un acte militant de dire que des faits ont vocation à constituer un crime contre l'humanité. C'est un acte militant de considérés qu'ils ont vocation à être nommés "crime contre l'humanité." C'est ce que, en tant qu'organisation politique, nous déclarons. Nous voulons ce Nuremberg du colonialisme.

En agissant de la sorte, Alexis Corbière, bien que se vantant d'être un historien de formation - donc pourquoi ne prend-il pas la parole ?- réussit un triple saut périlleux au dessus du gouffre, sans chuter. Il a réussi à ne rien dire.

Dire " je suis contre la colonisation évidemment" tout en ne le qualifiant pas politiquement revient à dire "je suis contre le SIDA, contre la peste, contre la mort."

Nous trouvons cela honteux.

Nous trouvons que c'est un signal clair, sur le fait que les sbires de Mélenchon sont incapables, aveuglés par leur chauvinisme, de regarder les crimes de l'Etat français en face.

C'est un signal envoyé à tout ceux et toutes celles, qui, dans les ténèbres de l'oppression, luttent pour l'indépendance, pour être libre. C'est un signe que M. Mélenchon n'est pas prêt à renoncer, le moins du monde, à tout ce qui constitue la sphère coloniale et néocoloniale.

Ce n'est d'ailleurs pas étonnant. Un de ces thèmes de campagne, l'économie de la mer, dépend en grande partie de l'immense Zone Economique Exclusive détenue par l'Etat Français. Zone dépendant beaucoup des "Confettis d'Empire", que l'impérialisme français tient d'une main de fer.

Ne pas lutter contre l'impérialisme français, c'est être son garde flanc.

C'est le créneau sur lequel se place M. Mélenchon, celui d'une petite bourgeoisie, d'une aristocratie ouvrière corrompue par l'impérialisme.

C'est le camp d'une réaction à visage social.

Ce camp est l'ennemi de la lutte révolutionnaire internationale. 

Les communistes ne doivent pas céder aux sirènes du chauvinisme, fut-il maquillé de social. Notre rôle de militants n'est pas limité étroitement à un espace national, il est international, il est dirigé vers nos frères et sœurs de lutte. Nous sommes des maillons de la chaîne révolutionnaire. Notre première tâche est d'affaiblir, d'attaquer notre propre impérialisme, pour soulager la pression qu'il exerce.

Ne pas reconnaître le caractère impérialiste de notre Etat ; ne pas reconnaître l'importance de lutter contre lui ; ne pas soutenir les luttes des régions dominées par lui ; ce n'est nullement être un agent du progrès et la lutte social. Au contraire, cela fait de nous des agents de la réaction et des laquais de notre impérialisme. Si nous accompagnons, si nous soutenons ses projets, nous nous faisons ces alliés.

Notre delenda carthago doit être la destruction de notre propre impérialisme !

A bas l'impérialisme français ! Défaite  pours ses tentacules !

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Déclaration de l'Unité Communiste de Lyon sur le jour de lutte qu'est le 8 mars.

Publié le par UC-Lyon

Aujourd'hui, nous célébrons la Journée Internationale des droits des femmes.

Depuis le 28 février 1909, instaurée à l'époque par le Parti Socialiste d'Amérique, cette journée est une journée qui doit servir de point d'orgue aux luttes féministes, mais également de rappel du travail qui reste à accomplir, au sein de la société, pour que l'égalité soit effective, indépendamment des genres et des sexes.

(Affiches soviétiques et Allemandes; source TV5 Monde.)

Alors que cette journée, à son origine, est un coup de tonnerre dans un univers dominé sans le moindre partage par les hommes, beaucoup de son sens s'est perdu au fil des années. C'est là une illustration de l'influence débilitante de l'idéologie bourgeoise, laquelle tente de traiter tout comme une marchandise, y compris les jours de lutte. Ce qu'elle ne peut acheter, elle le salit ou le détruit.

Défendre le sens originel de cette journée est déjà une lutte en soi.

Cette journée fut impulsée de manière internationale par la militante communiste Clara Zetkin, également enseignante et journaliste. Adoptée lors de la 2e conférence internationale des femmes socialistes de Copenhague, cette journée devait servir, à la base, pour organiser la propagande en vue d'obtenir le droit de vote pour les femmes. Cette journée devint par la suite un repère de lutte et un symbole pour toutes les forces progressistes. Manifestations pour le droit de vote, manifestations pour la paix, le 8 mars fut un jour de mobilisation.

Cette journée de lutte, s'est muée également en journée révolutionnaire.

Le 8 mars 1917, les ouvrières de Petrograd se mettent en grève et manifestent, impulsant la révolution russe. Dès la fondation de l'Union, la direction de la jeune URSS inscrivit, dans le calendrier de ses fêtes,  le 8 mars comme journée nationale des droits des femmes. Cela fit de l'Etat prolétarien le premier Etat au monde à reconnaître cette journée.

Il faut attendre 1977 pour voir l'ONU avaliser à son tour cette date, toujours célébrée aujourd'hui.

Il est essentiel de porter encore avec fermeté la nécessité de lutter pour cette égalité, laquelle est loin d'être acquise, et, dans certains Etats, tend même à reculer avec une virulence terrible.

Au sein de la vague réactionnaire qui déferle, nous devons résister et défendre cette égalité plus que nécessaire.

Malgré l'apparence, même au sein de l'Etat Français, cette égalité est très loin d'être acquise. Les inégalités de salaires, les inégalités de carrière, les inégalités de considération sont tout autant de point qui briment l'égalité économique, indépendamment des genres et des sexes. Cette déconsidération contribue à perpétuer une forme de « salaire féminin », vu comme un revenu d'appoint, pour des femmes toujours vue comme dépendantes du foyer.

Les rapports sociaux, le harcèlement de rue, les violences, les crimes sexistes, sont un fléau qui révèle la mentalité retardataire d'une très grande partie de la population. Ce sont des aspects qui traversent l'ensemble de la société et qu'il est nécessaire de combattre avec vigueur.

Lutter contre le sexisme ne peut se faire à coup de déclarations générales, de simples annonces. C'est une forme de domination qui est ancrée profondément dans la société actuelle, et dont on ne se débarrasse pas d'un coup de baguette magique.

Nous sommes fondés à faire, sur ce sujet, notre bilan critique.

Un long chemin reste à traverser pour les organisations politiques communistes de l'Etat français, vis-à-vis de cette question. Notre composition essentiellement masculine est le reflet, là aussi, de failles au sein même de notre organisation quant à notre rapport à ces questions.

Nous portons avec nous, malgré le fait que nous soyons militants communistes, de nombreuses tares qui sont du fait que nous soyons issus de cette société inégalitaire.

Un long travail reste devant nous pour progresser, non seulement dans notre capacité à analyser la situation, mais également dans nos rapports personnels.

Ce chemin, nous tentons de l'emprunter avec honnêteté, avec des succès et des reculs, avec des erreurs, avec des stupidités commises, mais avec la volonté inébranlable d'avancer.

Cependant, nous sommes également critiques quant à certains discours libéraux, qui tentent de dissocier la lutte des classes de la question de l'égalité entre genre et sexes.

Une branche libérale petite-bourgeoise de ce mouvement est capable d'annoncer que cette lutte est en soi révolutionnaire. Nous ne pouvons que réfuter cette thèse erronée.

La base matérielle du sexisme est la division genrée du travail, la division en tâches attribuées à un genre ou un autre. C'est cette division, dont la forme moderne est née avec le capitalisme, qui explique bon nombre de rapports sociaux inégalitaires, bon nombre de conceptions réactionnaires.

Mais la résolution de cette contradiction, à savoir l'égalité entre les genres et les sexes, le fait que cette distinction disparaisse, ne signifie pas l'abolition de toute l'exploitation.

Contrairement à certains point de vue erroné, le capitalisme peut très bien survivre tout en ayant liquidé ses pans patriarcaux. C'est une position défendue d'ailleurs par les libéraux, y compris par Laurence Parisot, ancienne représentante du MEDEF.

L'exploitation, par le travail domestique, des travailleurs et des travailleuses par leurs frères et sœurs peut très bien passer par d'autres rapports de domination que ceux liés au sexe. C'est le cas dans les couples homosexuels, ou l'un des partenaires peut assujettir l'autre, alors qu'ils possèdent fondamentalement le même genre ou le même sexe.

Car ce n'est pas la division genrée du travail qui est intrinsèque au capitalisme, mais c'est l'exploitation jusqu'à l'os des travailleurs et des travailleuses, ce qui les pousse à forcer au surtravail, aux tâches domestiques, d'autres. C'est cette exploitation en poupée russe qui poussa Marx à écrire : "dans le couple, l'homme est le bourgeois et la femme le prolétaire."

Cette exploitation peut très bien se répercuter ailleurs, sous d'autres formes, sous d'autres aspects.

C'est en cela que le féminisme est une lutte démocratique, nécessaire, indéniablement, mais qui doit être intégrée dans la lutte des classes pour triompher intégralement de l'exploitation. Sans cela, c'est combattre contre une hydre qui renaîtra sans cesse, contre un marécage dont on ne peut se sortir.

Car c'est par l'abolition de l'exploitation que la base matérielle de la division du travail, des contradictions de genre, pourra être détruite. C'est là la racine à trancher pour permettre l'anéantissement de toutes les formes de domination et d'exploitation, mais également du poison mortel formé par le sexisme, le racisme, et les nombreuses formes de discriminations.

Les exemples internationaux ne manquent pas. 

Que cela soit au Kurdistan, en Inde, au Népal, aux Philippines, les femmes combattent les réactionnaires, les armes à la main. Elles se battent pour leur émancipation et pour celle de l'humanité. 
Par le passé, les combattantes -d'armées régulières comme l'Armée rouge, ou de milices-, les militantes, les résistantes ont démontré une chose : l'égalité se gagne par le combat, elle n'est jamais donnée. 

Cette égalité militante et combattante jette les base d'une société égalitaire. La liberté défendue par les libéraux est une liberté de façade. De fait, l'histoire le démontra et le démontrera encore, l'AK 47 et le treillis ont plus fait pour l'égalité que Moulinex et l'Oréal.

C'est en anéantissant la société de classe que toutes les oppressions seront détruites.

 

Certains et certaines indiquent que cela ne sera pas automatique. C'est un fait. Même une fois que la base matérielle de l'exploitation aura été balayée, il sera nécessaire de poursuivre la lutte. A la fois contre les tendances à la restauration de l'ordre ancien, mais également pour nettoyer cette crasse instillée dans nos esprits, dans nos pratiques.  

La lutte pour la révolution ne se fera pas sans le féminisme, et le féminisme sera victorieux avec destruction de l'exploitation et du capitalisme !

Progressons sur la voie de l'égalité, célébrons le 8 mars !

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Les communistes ne rampent pas devant la parodie de démocratie des bourgeois.

Publié le par UC-Lyon

 

Dans nos vœux d'une année de lutte, nous avons mentionné que 2017 serait une année où bien des masques tomberaient.

Nous maintenons cette affirmation, nous la maintenons et nous la considérons même déjà confirmée à plusieurs reprises.

Il est aisé, pour un grand nombre d'organisations, de se réclamer révolutionnaires. Cela, en temps normal, ne demande qu'une simple déclaration d'intention. Il est même certain qu'un grand nombre de militants d'organisations réformistes pensent sincèrement qu'elles forment un fer de lance contre le pouvoir de la bourgeoisie.

Seulement, les façades s'effondrent vite lorsqu'elles ne sont pas étayées. Souvent, il suffit d'une pression qui s'intensifie pour que les drapeaux se rangent, pour que la fierté teintée d'arrogance soit ravalée et transformée en soumission.

Que cela soit précisé, nous ne sommes pas opposés par principe à participer à des élections. Nous pensons qu'elles peuvent être un baromètre de l'Etat d'esprit des masses, une manière de tester quelle est notre influence dans la société.

Cependant, cette participation ne peut être que tactique, subordonnée à un objectif tout autre : celui de préparer la révolution.

Nous ne souffrons pas de la schizophrénie propre aux pseudo-révolutionnaires. Comment pourrions nous clamer que nous allons mettre telle ou telle avancée en place, si de l'autre nous clamons que la bourgeoisie l'empêchera par la force ?

Certaines tentent de concilier ces deux points de vue en optant pour un moyen terme bancal: le programme de transition. Cela consiste à exiger des choses impossibles à satisfaire sous le capitalisme, soi-disant pour en montrer l'inanité, et pousser les masses à adopter les positions révolutionnaires.

C'est surtout une manière de ne PAS poser la question de la révolution, de la dictature de la bourgeoisie contre celle du prolétariat. Irréalisable, cette ligne conduit sans rémission à la désespérance face à un échec inévitable.

Réclamer des assemblées ouvrières, réclamer l'interdiction des licenciements, réclamer des nationalisations forcées sous contrôle populaire, un salaire universel et suffisant pour tous... en somme exiger de la bourgeoisie des concessions qui formeraient un casus belli, voilà l'alléchant programme. Cependant, bien qu'admettant à demi-mot que celui-ci serait impossible à satisfaire, jamais ses promoteurs n'expliquent publiquement comment il sera possible de le surmonter. Tout cela par mépris pour les masses populaires, que ces intellectuels jugent incapables de se saisir des questions politiques et, surtout, de celle de la révolution.

Les exploités, les opprimés, les masses sont parfaitement conscientes de la réalité de la dictature capitaliste. Elles sont pleinement à même de se saisir des enjeux et des questions politiques.

"Les masses sont les véritables héros, alors que nous-mêmes, nous sommes souvent d'une naïveté ridicule. Faute de comprendre cela, il nous sera impossible d'acquérir les connaissances même les plus élémentaires." [Préface et postface aux Enquêtes à la campagne, 1941] voilà ce qu'écrivait Mao Zedong.

Seulement, au lieu de réaliser les tâches de Parti, les organisations opportunistes et économistes briment l'avancée politique. Au lieu de parler politiquement du pouvoir, ces organisations ne posent que  revendications économiques.

Si une organisation comme L.O. mène souvent un travail d'enquête faramineux dans les usines, qu'en fait elle ? Elle s'en sert pour parler aux travailleurs, aux travailleuses, non pas de politique, non pas de révolution, mais uniquement des problèmes concrets qu'ils peuvent connaître. Problèmes que les ouvriers connaissent déjà, étant ceux qui les ont transmis aux militants.

La boucle est désormais bouclée.

Au lieu d'être des partis, ils sont des super-syndicats.

Au lieu de briser le 4ème mur de la pièce de théâtre de la démocratie bourgeoise, ces mouvements la confortent, la dote d'une crédibilité renforcée. ne pas indiquer la nature de dictature de classe du système politique actuel, ne pas promouvoir la nécessité de le briser, c'est s'en faire son agent.

Prétendre que le pouvoir se conquiert par les urnes, lorsqu'on brandit le marteau et la faucille, c'est mentir. C'est trahir son camp et passer avec armes et bagages pour celui de l'ennemi.

C'est donner des leçons d'histoire alternative. Dans les faits, la bourgeoisie ne cède pas un pouce, insulte, menace, frappe et tue.

Dans le monde magique où  vivent ces ignares et ces doux rêveurs, il semble que la bourgeoisie soit une chose morte, une chose statistique, et non cette force sociale capable de mener la guerre, l'exploitation, avide de richesses et -surtout- très consciente de sa nécessité de se maintenir au pouvoir.

Dès qu'une force anticapitaliste crédible montre le bout de son nez, la bourgeoisie se déchaîne: où par la moquerie, si la menace est faible, tournant en ridicule les tentatives de pouvoir s'exprimer ; ou par la calomnie, par le mensonge, par le matraquage d'images bien imprégnées dans le cerveau, grâce à l'Education Nationale et aux magazines "historiques" : "Le Communisme a fait 100 000 000 de morts ; Staline est un dictateur; Mao était un être méchant." Si jamais ce candidat persistait malgré tout, que d'intimidations, que de menaces aurait-il à braver.

Mais une fois au pouvoir, dans le monde rêvé, comment serait-il crédible de penser que la bourgeoisie céderait le sien ?

Au mieux, un refus poli serait envoyé. Au pire...gare au fascisme ! La bourgeoisie ne s'embarrasse guère de lois et d'éthique quand il s'agit d'accroitre son profit. Faut-il être un incorrigible naïf pour croire qu'elle cédera l'intégralité de son pouvoir, de son statut social, de ses privilèges de classe, par respect des "règles du jeu" ?

Mais la bourgeoisie ne s'inquiète guère, et pour cause ! Au mieux les programmes de la gauche, pour les élections, sont chauvins, nationalistes et partisans de l'impérialisme, au pire, ils sont ceux de syndicats : ils exigent des euros en plus, des heures en moins, mais ne posent jamais la question du pouvoir.

Il est important d'acter ce fait : La démocratie bourgeoise, c'est la démocratie de la bourgeoisie, pour elle seule, pour gérer ses intérêts. L'Etat bourgeois n'est pas une chose inerte, il est l'outil conçu, forgé, mis en œuvre par la bourgeoisie pour la bourgeoisie.

Vouloir changer ce jeu de l'intérieur reviendrait à vouloir lutter un tenancier de casino à une table de blackjack.

A nos yeux, seule la lutte révolutionnaire peut fonctionner.

Les organisations politiques se revendiquant de la révolution, mais se présentant, montrent ainsi un visage bien triste :

Lutte Ouvrière dénonce le fait de ne pas être invité sur les plateaux, par les médias, de ne pas être mentionné par la bourgeoisie. Devrions-nous nous en étonner ? N'y a t'il pas une contradiction fondamentale entre le fait de se dire communiste et celui de s'étonner que la bourgeoisie ne soit pas jouasse à l'idée de diffuser ces idées ? Voilà bien une manière de se rouler au sol, de pleurnicher, de prendre à témoin les masses, non pas en pourfendeur de la bourgeoisie, mais bien en se ridiculisant.

Quant au N.P.A., il parvient à faire pire. Nous ne reviendrons pas sur l'humiliation subie par Philippe Poutou, au demeurant humiliation répugnante de la part d'animateurs d'un divertissement réactionnaire. Nous reviendrons sur la triste pétition lancée par ce parti, pour demander la participation de leur candidat.

2017 Poutou doit en être, pétition signée actuellement par 5900 soutiens, n'est non seulement pas une humiliation de plus, elle est révélatrice du rapport du N.P.A. aux élections. Quoiqu'ils s'en défendent, les militants et militantes de cette organisation implorent les élus de parrainer leur candidat, pour respecter la "démocratie."

"Nous nous adressons à vous pour que vous permettiez à Philippe Poutou d'être candidat.
Il a toute légitimité pour cela et il serait antidémocratique qu'il soit victime de la censure des grands partis institutionnels."
Mais, n'est-ce pas justement là, précisément, que le bât blesse ? La démocratie bourgeoise se caractérise par une démocratie creuse, de façade, conçue pour duper l'électeur et maintenir l'ordre.

"En 2002 et 2007 avec Olivier Besancenot, en 2012 avec Philippe Poutou son courant politique a été présent et entendu dans les débats des présidentielles, son absence serait un recul démocratique." Son courant politique, au contraire, s'est cantonné à une participation aux élections de la bourgeoisie, en a respecté les règles et les principes, et s'est couché platement.

"Nous ne partageons pas nécessairement ses idées mais nous pensons qu'il doit pouvoir participer au débat de la présidentielle de 2017." Cette phrase est révélatrice, en bloc, du fond du discours de cette organisation. Elle s'adresse au petit bourgeois démocrate, lequel soutiendra l'accès du N.P.A. à la grande foire aux élections -et aux remboursements de frais de campagnes.

Le N.P.A. démasque son opportunisme en ces quelques lignes. Il ne fait pas même appel aux travailleurs et aux travailleuses, en leur clamant : "votre parti est censuré, mobilisez vous pour le défendre !" ; il ne s'en sert pas pour dénoncer la mascarade que sont les élections, pour mobiliser les masses, mais bien pour quémander, au nom d'une illusoire démocratie, une place aux côtés des exploiteurs et des vermines.

C'est là, un point qui révèle que les élections sont pour le N.P.A., comme pour Lutte Ouvrière, une fin en soi, l'aboutissement de leur stratégie, de leur programme. Nul part l'esprit révolutionnaire n'est autant absent.

De deux choses l'une, chacune étant, de part et d'autre, une position fausse :

Ou les naïfs découvrent la censure de la bourgeoisie et ils agissent en doux rêveurs.

Ou ce sont des cris de fausse révolte, de fausse surprise, et ils agissent en menteurs en ne révélant pas la supercherie des élections.

Nous ne devons jamais mentir aux masses quant aux étapes et à la difficulté d'avancer, pas à pas, vers la construction d'un monde plus juste.

Nous ne mentons pas sur les parodies de démocratie, sur le jeu truqué de la bourgeoisie, sur sa censure.

Nous ne mentons pas sur le fait que seule une révolution prolétarienne est à même de renverser l'ordre établi et de mettre en œuvre celui de la justice, du droit, celui de la liberté pour les opprimés et les exploités.

Ce ne sont pas les quémandages électoraux, qui nous trainent dans la boue, dont nous avons besoin.

C'est celui d'un camp du peuple, d'un Parti, qui ne s'abaisse pas à quémander à la bourgeoisie des droits, mais qui les saisit, par la mobilisation des masses, qui impose son contre-pouvoir à celui des bourgeois.

Un camp qui n'agit pas dans les parlements, sauf tactiquement, mais qui agit dans la rue, dans les usines, dans les lieux d'éducation, de socialisation et même de détention.

Nous voulons créer l'opposition extra-parlementaire pour lutter contre les attaques de la bourgeoisie, créer ce bouclier politique.

Mais nous voulons plus, nous voulons à l'échelle de ce que représente les exploités, les opprimés.

Les travailleurs sont le monde, et le monde est à eux !

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L'Unité Communiste de Lyon rejoint la campagne de soutien au Bataillon International de Libération au Rojava.

Publié le par UC-Lyon

Texte d’appel de la campagne

Au coeur du Moyen-Orient, les populations du Rojava se sont soulevées contre les forces réactionnaires qui oppressent la région depuis des décennies. Après avoir libéré le Rojava de Daesh, les habitants du Rojava et les nombreux révolutionnaires étrangers qui sont venus les soutenir inquiètent à présent les impérialistes américains et l’OTAN, ainsi que les régimes réactionnaires et fascistes du Moyen-Orient : la Turquie, l’Arabie Saoudite et l’Iran. Tous à présent interviennent par bombardements ou ingérence, reproduisant les stratégies qui ont abouti à la création de nombreux groupes islamistes comme Daesh, Al Qaïda ou Al Nosra, des golems qui ont échappé au contrôle des pays capitalistes qui les ont façonnés.

 

Que ce soit par les attentats meurtriers, par les bombardements de civils, par les arrestations massives de militants révolutionnaires, par les attaques permanentes contre les guérillas populaires ou par les marchandages capitalistes, les ennemis du peuple ont bien du mal à arrêter la lutte de libération qu’ont entreprises les populations du Rojava, du Kurdistan et de tout le Moyen-Orient, et particulièrement les femmes armées du Rojava qui sont le pire cauchemar des islamistes.

 

Après s’être entourée de ses alliés habituels et historiques : USA, OTAN, Union Européenne, ONU, social-démocrates et régimes réactionnaires, la Turquie a entrepris une large campagne de répression à travers les territoires kurdes en Turquie, en Irak et en Syrie, avec pour objectif prioritaire de saboter les ambitions révolutionnaires des peuples opprimés du Rojava.

 

Aidons le Bataillon International de Libération qui regroupe des combattants communistes, anarchistes et antifascistes venus défendre le Rojava dans l’esprit des Brigades Internationales de l’Espagne de 1936. Apportons leur un soutien politique et matériel en finançant des pansements hémostatiques. 60% des blessés par balle meurent d’hémorragie en attendant d’être pris en charge : ces pansements stoppent l’hémorragie rapidement et coûtent 40$ l’unité.

 

Soutien à la lutte pour la révolution des peuples du Rojava et d’ailleurs, contre les islamistes, les USA, l’OTAN et les états réactionnaires !

Participez à cette récolte en envoyant vos dons :
IBAN : BE09 0016 1210 6957 - BIC : GEBA BE BB - Communication : « Rojava ».

Qu'est ce que le CELOX ?

Le CELOX est un nouveau produit hémostatique d’urgence. Le CELOX peut stopper même les hémorragies potentiellement létales rapidement. Facile à utiliser, très sûr et extrêmement efficace, le CELOX sauve des vies. Mélangé au sang, le Celox forme un gel résistant comme un caillot en moins de 30 secondes. Il agit indépendamment des processus normaux de coagulation de l’organisme. Lors des essais cliniques menés par la Marine US, le Celox a été le seul produit à apporter 100% de survie.

La sécurité du Celox a été testée selon les standards exigeants de classe III du marquage CE. Le Celox est composé de chitosan, catabolisé par le lysozyme, une enzyme humaine, en glucosamine, sucre normalement retrouvé dans l’organisme.
CELOX est indiqué pour toute hémorragie modérée à sévère, les hémorragies artérielles ou veineuses, les plaies superficielles et profondes, les plaies du crâne, de la face et du cou.

L’introduction du Celox dans la plaie stoppe les pertes sanguines grâce à la formation d’un caillot sous forme de gel, par la liaison de Celox sur la surface des érythrocytes.
Les nouvelles versions CELOX Gauze et CELOX Gauze "Z" FOLD combinent l’action des granulés hémostatiques et de la bande pour contrôler la perte de sang qui met directement la vie du patient en danger.

Qu'est ce que le Bataillon International de Libération du Rojava ? 


Le Bataillon International de Libération (International Freedom Batallion, IFB) est un bataillon indépendant composé de révolutionnaires venus de Turquie, d’Europe et d’ailleurs pour défendre la révolution du Rojava en se positionnant comme une force indépendante aux côtés des YPG/YPJ/QSD.

Fondée le 10 juin 2015 à l’initiative du MLKP (Parti Communiste Marxiste-Léniniste en Turquie et au Kurdistan) sur le modèle des Brigades Internationales qui défendaient la révolution espagnole en 1936, elle a été rejointe par plusieurs autres groupes révolutionnaires (Entre autres TKPML/Tikko, MLSPB-DC, RC, TKEP/L, ΕΣΔΑ) communistes et anarchistes, ainsi que par des révolutionnaires non-encartés qui se sont regroupés dans les BÖG (Forces Unies de Libération). Ces groupes et individus sont issus de divers courants politiques de la gauche révolutionnaire : marxisme-léninisme, hoxhaisme, maoïsme, anarchisme, trotskysme,...

Depuis sa fondation, l’IFB a combattu sur tous les fronts du Rojava (à l’exception d’Afrin), aidant les forces kurdes à mettre en échec Daesh et d’autres groupes islamistes actifs dans la région.

REJOINDRE LES SIGNATAIRES

Secours Rouge (BE)
OCML Voie Prolétarienne
Alternative Libertaire Bruxelles
Sosyalist Kadınlar Birliği
Belçika Göçmenler Kolektifi
Emek ve Özgürlük Cephesi
Coordination Action Antifasciste (FR) (AFA Marseille, AFA Paris-Banlieue, AFA Tolosa, AFA NP2C, AFA La Roche sur Yon, Ipeh Antifaxista)
Plateforme Voix des Prisonniers
Bretagne en luttes / Breizh o stourm
Arbeitskreis Solidarität
Zusammen Kämpfen Stuttgart
Revolutionären Aufbau
Rote Hilfe (CH)
Revolutionäre Jugend Gruppe Bern
Anarchistische Gruppe Bern
Revolutionäre Jugend Zürich
RAGE - Réseau d’Agitation Genève - Réseau Antifasciste
Unité Communiste - Lyon

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Construisons l'opposition extra-parlementaire.

Publié le par UC-Lyon

Construisons l'opposition extra-parlementaire.

Boycottons les élections !

2017 ne doit pas être une année électorale comme une autre. Elle est bien trop symbolique pour rester ainsi, dans l'Etat Français, une année où la bourgeoisie peut boucler son tour de passe-passe sans le moindre problème. Ce serait non seulement une défaite politique, mais également une insulte à l'Histoire de la lutte des classes, à l'Histoire de l'humanité.

Quelque soient les arguments avancés par les différents concurrents au pouvoir, ceux-ci ne sont que -au mieux- de la naïveté, au pire de la mauvaise foi totale.

Nous devons apprendre de l'histoire, la dépoussiérer et retransmettre ses enseignements.

La Commune de Paris, les Spartakistes, mais aussi le Chili de Allende nous montrent que les bourgeois ne respectent aucune règle. Chaque semaine sanglante nous démontre que cette classe parasitaire ne voudra pas être chassée, ne voudra pas même concéder une seule miette, sans être contrainte et forcée.

Il y a cent ans, la bourgeoisie a subi une leçon qu'elle tente de faire oublier, bien qu'elle même ne l'oubliera jamais. La Révolution d'Octobre a démontré que, face à cette mascarade, la seule alternative était le pouvoir du peuple, imposé aux exploiteurs.

Ce n'est pas la tâche ni le rôle des élus d'une élection bourgeoise. Même si elle prétend fonder une illusoire VIème République.

Nous savons que les élus seront des laquais, des profiteurs, des opportunistes qui siègeront dans les salons, mais qui, pour conserver l'ordre, manieront bien aisément la matraque, quand cela ne sera pas le fusil. Leurs promesses ne sont que des aménagements marginaux, mais la grande majorité ne sont que des appâts destinés à ferrer le votant.

Les candidats de cette masse informe et pourrissante, nommée la gauche, ne sont que des menteurs invétérés, des sociaux-chauvins, des sociaux-impérialistes. Cependant, nous respectons la candidature de Oscar Temaru, candidat de l'indépendance de la Polynésie, nous jugeons qu'il s'agit d'un individu sincère. Sa volonté d'utiliser les élections comme tribune pour plaider la cause de l'indépendance est juste. Elle doit probablement gêner aux entournures plus d'un chauvin, clamant que les colonies sont des "joyaux." Respecter cette position ne signifie nullement cautionner le jeu truqué de la bourgeoisie. Le jour où M. Temaru menacera le pouvoir des impérialistes et des bourgeois, il n'aura pas l'occasion de le dire sur les ondes.

Alors que les candidats nous vendent les plus beaux habits du capitalisme, nos pensées vont ailleurs.

Nous pensons à nos quartiers, où l'ordre le plus brutal règne.

Nous pensons aux colonies détenues par l'Etat Français, où la misère la plus noire règne, dans les jungles de Guyane comme dans les bidonvilles de Mayotte.

Nous pensons aux pays que notre impérialisme écrase, pille, opprime. Les méthodes coloniales ont encore de beaux jours devant elles.

Ne pas voir cela est être aveugle, mais le voir et se mentir est pire.

Allons-nous, comme tous ces inconséquents, courber l'échine ? Allons-nous gentiment nous mettre en rang derrière une candidature ou une autre ? Allons-nous, ridicule suprême, accorder un "soutien critique", faire "barrage", tandis que nous avons pertinemment que, quelque fut le résultat des urnes, la bourgeoisie dicte son ordre ?

Sommes-nous donc ainsi de ceux qui rangent leur drapeau, leur idéologie, et qui, discrètement, vont aller voter dans la honte de l'isoloir ?

Non. Nous ne sommes pas de ce bois pourri.

Nous appelons, en premier lieu, au boycott des élections. Pas une seule voix ne doit cautionner le jeu des bourgeois.

Nous appelons à constituer une opposition extra-parlementaire.

Le crétinisme parlementaire règne. Le camp du peuple a été disloqué. Nous avons, au cours des années, vu la démocratie être stérilisée, réduite, enchaînée à ces seules élections.

C'est la ligne de l'Etat, celle qui est enseignée dans l'Education Nationale, matraquée à coup de slogans : la Démocratie ce n'est QUE les élections. Tout le reste serait illégitime.

Nous dénonçons ceci. L'opposition extra-parlementaire doit s'exprimer partout : dans les organisations politiques de terrain, dans les syndicats, dans les organisations de la jeunesse, dans la société civile, dans la culture. Chaque terrain est un terrain de lutte politique et idéologique, contre les positions réactionnaires, obscurantistes, réformistes.

Nous ne sommes pas seuls à promouvoir cette construction : Boycott 2017 ; Génération Ingouvernable défendent l'abstention et le rejet du parlementarisme bourgeois. Ces mouvements posent la question de ce qu'est la démocratie véritable : directe et populaire.  Nous voulons aller plus loin : la création d'une opposition hors des salons, hors des assemblées; hors des cadres décidés et encadrés par les ennemis du peuple.

L'opposition extra-parlementaire doit former le centre de gravité du refus, de refus de la mascarade, du refus de l'exploitation, du refus de la corruption et du compromis.

Cette opposition combattra résolument tous les agents de la bourgeoisie, que ceux-ci soient ses pions fascistes ou sociaux-impérialistes.

Nous voulons reconstruire le camp du peuple, le camp de la paix, le camp du progrès, le camp de la liberté. Contre le premier bourreau des classes populaires de l'Etat Français, qui n'est ni Merkel, ni Poutine, ni Trump, mais bien sa propre bourgeoisie.

Contre la mainmise de l'impérialisme français, contre ses agents, contre ses crimes, contre son ordre néocolonial.

Contre la politique truquée des salons, contre la politique de l’institution, pour une démocratie populaire, directe et contrôlée par le peuple.

Contre les pantins de la bourgeoisie, ses laquais, ses pions !

Nous ne voulons pas de chef du conseil d'administration de la bourgeoisie, nous ne voulons pas de VIème République bourgeoise. Nous voulons une république socialiste !

Abstention, boycott & opposition !

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A propos d'Oscar Temaru

Publié le par UC-Lyon

Une fois n'est pas coutume, nous avons quelque chose à écrire de positif par rapport à un des candidats à la course à l'Elysée.

Nous ne dérogeons pas de notre ligne, boycott et construction d'une opposition hors des fauteuils de l'assemblée. Pourtant, nous considérons que les déclarations de M. Oscar Temaru sont respectable et doivent être répercutées.

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Pourquoi lui et pas un autre ?

Contrairement à la candidature du social-chauvin Mélenchon, ainsi que celle -avortée- de Poutou, M. Temaru déclare la nature coloniale et impérialiste de l'Etat français. Pour nous, cette déclaration le place d'emblée sur une position nettement plus respectable que le tribun social-impérialisme.

Contrairement, encore, à celle du candidat malheureux du NPA, M. Temaru ne supplie pas la bourgeoisie, à genoux, de pouvoir participer à son jeu. Il use des élections comme une tribune pour répercuter ses positions anti-impérialistes. L'humiliation de Philippe Poutou sur ONPC était certes pénible à voir, mais était cruellement révélatrice de la nature du parti qui soutien ce candidat : un paillasson sur laquelle la bourgeoisie essuie ses pieds.
Est-ce cela, selon le NPA, la manière dont doit agir le candidat du peuple ? La bourgeoisie se permet cette puérile méchanceté envers le candidat du renoncement, de la lâcheté intrinsèque au trotskisme.

Se le permettrait-elle face aux "Staliniens" comme elle aime à nous nommer ? Qu'elle sache, par ailleurs, cette bourgeoisie avide d'injures, qu'elle ne fait que nous tresser des couronnes à nous appeler ainsi. Ce qu'elle prend pour une injure, nous le prenons pour des louanges.

Les positions de M. Temaru n'ont aucune chance, en régime bourgeois, d'être appliquées. Lui même le dit. La bourgeoisie préférera imposer la croix gammée, la guerre et la misère à l’indépendance d'une partie de son territoire. Elle entrera en guerre bien avant que le Pays Basque, la Corse, la Bretagne, la Guyane et bien d'autres ne puissent accéder à l'indépendance. Mais il a le mérite de poser cette question sans détour.

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(Source de l'image Bretagne-Info.org)

Son objectif est d'obtenir la majorité en Polynésie pour faire pression sur l'ONU quant au statut de cette colonie, considérant que, représentant l'indépendance, sa majorité aurait valeur d'un référendum pour l'indépendance.

Nous respectons le choix tactique de Oscar Temaru, dans le cadre de la lutte qu'il mène. Nous respectons ses prises de position.

 

Oui, M. Temaru a raison lorsqu'il dit que "De droite ou de Gauche, l'Etat Français reste colonial."

Son combat pour la décolonisation, l'indépendance, la destruction de l'impérialisme français est cent fois, mille fois plus juste que celui d'un Mélenchon partisan de la "place de la France dans le Monde", autour des charniers cachés dans ses "joyaux."

Nous ne pouvons que saluer le fait de déclarer : "Je suis le candidat des peuples sans Etat."

Ces déclarations soufflent comme un vent d'air frais dans l’atmosphère putréfiée et gangrenée d'une campagne sous le signe du chauvinisme.

 

Pourtant nous maintenons que la nécessité, pour les militants communistes de l'Etat Français, est d'accroitre au maximum l'absentions, laquelle est le baromètre de l'absence de légitimé d'une élection. Chaque vote, qui échappe au jeu de la bourgeoisie, est un poids en moins que l'exploiteur peut mettre dans la balance qui mesure la solidité de son ordre.

 

Le manque criant, terrible, d'un Parti Communiste dans l'Etat Français, qui porterait ces questions anti-impérialistes, se fait cruellement sentir. Seule une candidature ayant pour volonté de dénoncer la mascarade électorale, la considérant comme une tactique dans la lutte des classes et non comme une stratégie, est une méthode juste.

Les parodies d'organisations communistes, lesquelles se vautrent dans une humiliation pitoyable à chaque élection, ne sont que des impasses.

Les listes que soutiennent ces organisations propagent les positions réformistes, confortent la légitimé de l'élection présidentielle. Elles font partie du mensonge de la bourgeoisie, de son brouillard de guerre dans la lutte des classes.

Ces organisations font pire que d'être inutile, elle rabaissent le niveau politique, la combativité des masses populaires. Elles sont une digue contre la révolte.


Nous n'avons pas besoin de listes pour les élections, mais d'organisation communiste. Boycottons les élections, dénonçons le colonialisme et l'impérialisme français comme notre ennemi principal !

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